L’Algérie perd Aigle Azur, la plus grande desserte du Monde… Air Algérie a-t-elle des managers ?

Dans son édition d’hier jeudi 12 septembre, le quotidien El Watan revenait sur un autre grand ratage économique enregistré par les gestionnaires Algériens. Cette fois, il s’agit du rachat d’Aigle Azur. Et le signataire de cette lamentable œuvre n’est autre que la compagnie Aérienne Air Algérie !

Il faut déjà savoir que les créneaux d’Aigle Azur, notamment ceux concernant les dessertes de la compagnie française vers l’Algérie, sont les plus importants qui soient mis sur le marché ces 20 dernières années dans le monde.

Pourquoi la compagnie aérienne nationale n’a-t-elle pas fait d’offre pour racheter des actifs aussi importants ?

L’incroyable explication d’Air Algérie !

L’incroyable explication est tombée, le 10 septembre, sur la page Facebook officielle d’Air Algérie : «La démarche du rachat des actions d’Aigle Azur doit intervenir après une étude sur la situation de la compagnie, définir la somme de ses dettes cumulées, connaître la situation de son personnel ainsi que les slots à partir des aéroports français. Si toutes les données sont disponibles, nous pouvons passer au stade de la discussion sur l’acquisition ou non d’actions de la société.» 

Des arguments tout simplement incroyables !

« C’est avant le déluge que Noé a construit son arche ! »

Sidérant ! Par ce simple petit post, Air Algérie démontre toute l’étendue de l’incompétence qui caractérise le personnel en charge du management de cette compagnie. Des responsables payés rubis sur l’ongle, incapables d’anticiper une situation qui perdure pourtant depuis 2 ans et qui attend la dernière minute pour annoncer une étude stratégique. Des types en cravates derrière leurs bureaux qui pensent que la concurrence n’a rien de mieux à faire que de les attendre !

« C’est avant le déluge que Noé a construit son arche », peut-on lire sur un Com sous l’article.

L’incompétence crasse dévoilée par un Expert…

El Watan rapporte les propos du Dr Mohamed Gouali, ancien de HEC Paris et de Harvard Business School. Ce dernier soutient qu’«il aurait été tout à fait obligatoire qu’Air Algérie, connaissant les graves difficultés de cette compagnie, mette en œuvre, via son directeur général et son directeur financier, un système de veille stratégique pour élaborer des hypothèses d’évolution et des scénarios d’anticipation qui lui permettraient de capturer les bénéfices d’une éventuelle défaillance de cette compagnie». 

«Ceci était d’autant plus impérieux qu’Aigle Azur est prise dans des turbulences financières et actionnariales depuis deux années déjà», est time cet expert qui ajoute que «les données de base existent et les soumissionnaires, pour prendre le contrôle d’Aigle Azur, ont fait ce travail d’anticipation». Visiblement, dit-il, ce n’est pas le cas d’Air Algérie.

Si la compagnie algérienne avait acquis les actions d’Aigle Azur, explique Mohamed Gouali, elle aurait pu par la suite « céder les dessertes qui ne l’intéressent pas, comme les Dom Tom, et ne garder que les dessertes maghrébines, pénétrant ainsi dans les autres pays maghrébins, ce qui lui aurait permis d’avoir un leadership au Maghreb ».


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