Après « Le Devoir », « RFI » enfonce le clou : Dubaï, Ankara… Des Centaines de Millions de Dollars transférés en 9 mois / La BA complice !

Le journal Montréalais, Le Devoir revalait la semaine écoulée que pas moins de 78,6 millions de dollars ont été envoyés au Canada depuis l’Algérie durant les 7 premiers mois de l’année 2019 !

Selon les estimations faites par le site RFI et publié ce mardi 9 septembre : « la moyenne des capitaux partis d’Algérie vers le Canada a été presque multipliée par quatre en 2019, pour s’établir à environ 300 000 euros ». Et de préciser qu’il s’agit « d’argent qui arrive surtout au Québec, puisque c’est dans cette province francophone que l’on trouve la plus grande concentration d’Algériens d’origine ».

Pourtant, selon les investigations faites par le site, il ne s’agit là que de « la partie visible de l’iceberg ».

Dubaï, Ankara…

En effet, les sommes transférés vers d’autres destinations sont encore plus importantes estime la même source. Et parmi ces destinations, RFI cite : le Moyen-Orient.

Si les banques européennes ou américaines, notamment, ont des dispositifs de surveillance sur le mouvement des capitaux, « les banques du Moyen-Orient sont, en revanche, moins regardantes sur l’origine des fonds dont elles sont destinataires. C’est pourquoi les destinations les plus prisées en matière de transfert de devises depuis l’Algérie sont le Moyen-Orient, l’Asie pacifique et la Turquie ». Une thèse que confirme Badreddine Nouioua, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie.

Les institutions complices !

« Certains transferts d’argent se font avec la complicité des banques »

Badreddine Nouioua, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie
Banque dAlgérie

Certains accusent les institutions de laisser faire. « La complicité des structures bancaires et des structures de contrôle est manifeste », estime l’avocat d’affaires Nasreddine Lezzar dans un article de Liberté de dimanche 8 septembre.

Pour lui, la révélation des autorités canadiennes “est intrigante” parce qu’il est question “de télévirements qui consistent à transmettre des instructions pour le transfert de fonds à l’extérieur du pays au moyen d’un dispositif électronique, magnétique ou optique, d’un téléphone ou d’un ordinateur”.

Dans cet ordre d’idées, il estime que  « la responsabilité des banques et des institutions algériennes est entièrement engagée dans les transferts d’argent vers l’étranger. Pis encore, certaines mesures de la Banque centrale ont eu l’effet facilitateur au bénéfice de ces transferts, dès lors que certains verrous, limitant les versements et les décaissements, ont sauté. 


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