« Nous voulons notre quota de médecins francophones ! » La France hausse le ton, le français reste la langue de l’Université algérienne !

La guerre entre les pro-intérêts français et les pro-intérêts américains semble connaitre son épilogue : Les pro-américains ont perdu !

« Il n’est pas question de substituer l’anglais au français ». C’est ce qu’a déclaré Tayeb Bouzid, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans une spectaculaire volte-face rapportée par la presse.  

Après avoir indiqué il y a quelques semaines que « le français n’avait plus aucune valeur », il a fini par comprendre qu’une idée (aussi bonne soit-elle) ne suffisait pas pour en faire un programme. Ce dernier demande un peu plus que de bonnes intentions. Soit, des années de préparation en logistiques et autres études de faisabilité. Il a aussi compris que les petits pays ne sont pas maître de leurs décisions. Que même pour des décisions à portée interne, il faut négocier à l’international. Le monde est juste ainsi fait : « malheur aux faibles ».

Du coup, Monsieur Bouzid, l’homme qui envoya à partir de Batna 5 bus bourrés d’étudiants vers la coupole pour soutenir le 5e mandat de Bouteflika, a revue ses propos en indiquant lors d’une sortie que la démarche vise  uniquement à renforcer l’anglais dans les établissements de l’Enseignement supérieur et non pas à remplacer le français. Il ajoute que seules quelques spécialités et les classes doctorales sont concernées par cette mesure.

L’idéologie pour les uns, la realpolitik pour les autres !

Il faut dire que pour la France, il s’agit de faire face au lobbying américain exercé par la biais des pays arabo-musulmans auxquels l’Algérie est soumis et sa volonté de rafler un juteux business de cerveaux et de techniciens diplômés formés par les universités Algériennes et prêts à l’emploi.

En effet, selon les statistiques, prés de 60% des médecins formés en Algérie (en français) finissent dans des hôpitaux et établissement hospitaliers français. 40% des ingénieurs et informaticiens et autres spécialités. Des diplômés prêts à l’emploi qui finissent par fuir l’environnement socioprofessionnel et les ridicules offres salariales que leur offre l’Algérie.

Et, selon les commentateurs, « Pour les français, il n’est pas question que ces professionnels qualifiés soient formés en anglais pour être récupérés par les USA, la Grande-Bretagne ou le Canada. Car au final, là où les algériens voient la question sous sa forme idéologique, les occidentaux n’y voient que des intérêts : Des diplômés formés et prêts  l’emploi. En français pour les uns et en Anglais pour les autres ! »

Le Rappel :


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