Conférence Nationale de Ain Benian : « On garde Bensalah, on suit l’agenda du Système, on garde nos privilèges » … Synthèse Algérie1

Outre la présence d’islamistes du FIS comme rapporté par Ma Revue De Presse DZ (certains les ayant mêmes définis comme principaux initiateurs de cette rencontre), la Conférence Nationale de Ain Benian s’est soldée comme prévue par des résolutions que n’espéraient même pas les tenants du pouvoir depuis un demi-siècle.

Le site Algérie1, nous propose une synthèse objective sur cette Conférence qui a vocation de tendre une perche au Système et de le remettre en selle…

Conférence nationale : Benflis, Makri, Djabalah et Soufiane Djilali sauvent la tête de Bensalah

Il se confirme désormais que le président de l’Etat, Abdelkader Bensalah, n’aura pas de soucis à se faire quant à sa reconduction même via une fatwa pas très convaincante du Conseil constitutionnel. Les nouveaux décideurs qui n’ont plus de solution de rechange pour pallier le départ de Bensalah au risque de perdre le pouvoir, bénéficient d’une planche de salut que leur tendent les leaders des partis qui animent aujourd’hui le «Forum du dialogue national».

Ces derniers  dont notamment, Ali Benflis, Abderrazak Makri et Soufiane Djilali ont décidé tout simplement de zapper la revendication du «dégagement» de Bensalah dont la tête a été pourtant mise à prix depuis son installation déjà controversée à la tête de l’Etat.

Dans leurs allocutions respectives ce matin devant les participants à la conférence, aucun d’entre eux n’a en effet évoqué la nécessité du départ de Bensalah dont l’intérim n’est pourtant pas extensible au regard de la Constitution.

Ali Benflis

Ali Benflis s’est contenté de réclamer que le dialogue national ne soit pas mené par des «institutions politiques maudites» et qu’il soit confié à des «personnalités nationale respectables».Mais le chef de Talaei El Hurriet ne fait même pas allusion à Bensalah.

Soufiane Djilali

Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, lui a clairement annoncé la couleur en proposant de constituer une commission qui entreprendra des contacts préalable au dialogue devant aboutir au «départ du gouvernement».Là aussi, point d’exigence du renvoi du président de l’Etat comme l’a déjà signifié Djilali Soufiane dans les médias estimant que Bensalah «n’a aucun pouvoir».

Abderrazak Makri

Abderrazak Makri, lui, est allé jusqu’à se faire l’avocat de l’option de l’état-major, en considérant  l’institution d’une assemblée constituante comme une option «irraisonnable». Mieux encore, le chef du MSP qui a eu à traiter avec Said Bouteflika une prolongation du 4ème mandat a tressé aujourd’hui des lauriers à l’institution militaire qui a-t-il dit, «a sans doute eu le mérite historique  sur ce qui a été concrétisé».Makri n’a pas manqué comme ses collègues, de faire sienne la revendication de la nomination d’un «Premier ministre fort» capable de mettre en échec la machine de la fraude de l’administration.

Autre temps autres mœurs, pour le MSP Abdelkader Bensalah n’est plus un «symbole du régime» qu’il faille dégager.

(…) In fine, l’état-major aura réussi à faire revenir ces partis dans son «droit» de chemin, mais  il lui reste à convaincre le peuple.


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