« Il doit comparaître rapidement ! » : Bouteflika devant la Justice Française / L’ombre des Moines de Tibhirine…

« Bouteflika est un criminel qui doit être jugé (Dixit Kamel Daoud).

Pour de nombreux observateurs, Bouteflika devra de toute façon rendre des comptes sur ses crimes. « De son vivant ou après sa mort, un procès devra être instruit ! Personne ne pardonnera à cette ordure ! », peut-on lire sur un post Facebook.

En tout cas les familles des moines de Tibirine ne comptent pas le lâcher. Bien que le GIA ait revendiqué le crime, la facilité avec laquelle les islamistes ont kidnappés et décapités les sept Moines suscitent des questions auxquelles elles veulent des réponses.

« Toute vérité n’est pas bonne à dire » : Bouteflika rattrapé par son amateurisme !

Ainsi, 23 ans après l’assassinat des sept moines de Tibhirine, la famille des victimes a demandé, le 21 juin, que l’ex-président Abdelaziz Bouteflika et l’ancien chef du renseignement (DRS, le Général Toufik, soient à nouveau entendus.

Dans une lettre datée du 21 juin, l’avocat des familles des sept moines de Tibhirine assassinés en 1996 qui se sont portées parties civiles, Me Patrick Baudouin, s’appuie sur « l’évolution de la situation politique en Algérie » pour demander aux magistrats de délivrer une nouvelle commission rogatoire internationale afin que l’ancien président Bouteflika, et le général Mohamed Mediene puissent être entendus « le plus rapidement possible ».

Dans son courrier, Me Baudouin souligne que « le défaut de coopération de la part des autorités algériennes n’a pas permis jusqu’à présent de recueillir tous les éléments d’information nécessaires sur les conditions de l’enlèvement, de la détention et de l’exécution des moines de Tibhirine ».

L’avocat, souligne dans sa requête une déclaration d’Abdelaziz Bouteflika datée de 2004 sur LCI. Il avait alors déclaré que « toute vérité (n’était) pas bonne à dire à chaud ».

Le GIA a revendiqué, oui, mais…  

L’AFP rappelle que « La première revendication de leur kidnapping, signée du chef du GIA Djamel Zitouni, n’était tombée que le 26 avril. Un mois après, un communiqué affirmait que les moines trappistes avaient été tués le 21 mai, la gorge tranchée. Seules les têtes avaient été retrouvées sur une route, le 30 mai ».

Des soupçons ont depuis émergé. Parmi ces derniers, l’hypothèse que le Pouvoir en place en Algérie avait facilité les choses aux groupes islamistes (souvent composés d’analphabète pas très aguerris aux méthodes de manipulations du DRS apprises dans les Ecoles du KGB).

Dans le témoignage de Frère Jean-Pierre, seul rescapé de la tuerie  …

« Je n’oublierai jamais ce 19 septembre 1964. Quand nous sommes arrivés en 2 CV près du monastère, je verrai toujours cet enfant, assis sur un âne, qui vint à notre rencontre pour nous accueillir. J’étais très heureux. De ma petite cellule, je voyais la clôture, le jardin et le village au loin.

Je me suis alors dit: voilà le paysage que je verrai jusqu’à la fin de ma vie. Car dans mon cœur, c’était pour la vie. Sans retour. J’y suis resté trente-deux ans, de 1964 à l’enlèvement en 1996. »

Frère Jean-Pierre

Paix à leurs âmes…


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