COMMUNIQUÉ : Après Kamel EDDIN… Mme Zahira Fakhar !

COMMUNIQUÉ

Par fidélité à l’esprit du martyre Kamaleddine Fekhar.

Salutations militantes ; 

Après la mort du défenseur des droits de l’homme, des droits de la minorité Mzab et des Amazighs, mon défunt mari, Kamaleddine Fekhar, après avoir assisté et vécu son assassinat dont avait pris part une grande armée d’officiels et de non-officiels ; j’ai décidé d’assumer la responsabilité de reprendre le flambeau et de lutter sur le chemin qu’il a tracé, puisqu’il reste le seul moyen qui le maintiendra en vie dans mon esprit, me permettant ainsi d’honorer sa mémoire.

Tout d’abord, je voudrais adresser mes sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenue et accompagnée dans ma douleur.

Mes remerciements particuliers vont à Mme Nadia Matoub, qui m’a contactée et qui m’a rendu visite tout de suite après la mort de feu Kameleddine, en me consolant, afin de ne pas sombrer dans le chagrin et la tristesse. 
Elle qui m’a invité pour assister à l’hommage rendu au martyre, Lounès Matoub. Ce moment de partage m’a également inspiré et donné la force et le courage pour continuer la lutte et le combat, remplaçant ainsi les pleurs et les regrets de son départ.

Je suis très fière d’avoir assisté à l’hommage rendu au martyre de la liberté Lounès Matoub, surtout que ce dernier était considéré par l’autre martyre, Kamaleddine Fekhar, comme un merveilleux exemple à suivre. Il était tellement fier de lui. 
Ma position avec Mme Nadia Matoub a deux significations, à mes yeux : la solidarité et la loyauté des deux veuves que nous sommes, pour continuer la combat pour la liberté et surtout pour faire triompher l’un des principes fondamentaux des droits de l’homme qui est de considérer la femme comme un être à part entière et non un mineur à vie.

Je n’ai pas besoin d’expliquer que j’ai accepté l’invitation de mon amie Nadia Matoub en tout âme et conscience, à ma seule volonté, personne n’a le droit d’influencer mes décisions personnelles et personne n’a le droit de discuter de mes convictions ou de les critiquer, en évoquant les positions et les principes de mon défunt mari, Kameleddine Fekhar, pour m’imposer leur tutelle S’il y avait une personne proche de lui de toutes celles qui l’entouraient, c’est bien moi, son épouse. Il restera en vie dans mon cœur et ma conscience éternellement.

Je remercie tous ceux qui m’on soutenus pendant l’incarcération de mon époux, face à l’injustice et à la tyrannie de cette autorité corrompue qui l’a assassiné de sang froid, en particulier les femmes et les hommes honnêtes par leurs positions et leur lutte, que ce soit celles et ceux qui poursuivent le combat sur les traces de Kameleddine et de ses idées, ou celles et ceux qui luttent pour que triomphent les principes de liberté et d’égalité en général.

À ceux qui ont choisi le silence lors de l’exécution du programme d’assassinat et ont tourné le dos à Kameleddine, qui a pourtant sacrifié sa vie pour répandre la culture de la liberté, de la dignité et de la solidarité, à un moment où il en avait le plus besoin, je leur dis : je n’attends pas de vous des prêches, ni des sermons car j’ai décidé de me prendre en charge. Je vous conseille seulement de lutter pour l’avenir de vos filles et de vos enfants, car l’ignorance en général, et l’ignorance sacrée en particulier, est pire pour vous et vos enfants que tout autre adversaire.

Ne vous faites pas ce que même vos pires ennemis ne peuvent vous faire. Rappelez vous de ce que disait Kameleddine : «N’acceptez pas de mourir par la faute d’un ordre ou d’une discipline, ni dans le calme».

Quant à celles et ceux qui ont critiqué ma présence à Bguyeth et ma façon de m’habiller, je vous demande de bien vouloir élever le niveau du débat. Ne vous contentez pas de discuter sur des questions superficielles, car si vous pensez que vous avez le droit de me critiquer et de discuter sur mes idées et mes actions, sachez que je ne permettrai jamais à personne de s’ériger dans ma vie en tuteur et encore moins pour mes filles et mes garçons.

Qui êtes vous pour vous donner ce droit et oser me faire des reproches sur mon comportement personnelle ou sur mes actions ? Concernant l’interprétation de mes positions ou opinions découlant de mes convictions personnelles inspirées du combat de mon défunt mari Kameleddine Fekhar, sachez qu’il n’est pas mort, il vivra éternellement par ses idées et ses positions, et je continuerai sur sa voie car la lutte continue.

Bienvenue à celles et ceux qui portent une flamme de l’esprit du martyr pour poursuivre sur la voie de la lutte, promouvoir les principes des droits de l’homme et défendre les droits de la minorité Mzab et de Tamazight.

Mme Zahira Fekhar, Le 28 Juin 2019


Collectif des Mozabites d’Europe : Des traîtres au service du Régime… Mme Fekhar Dénonce !

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