Tayeb Louh, un Général, un Colonel, une Juge et … du matériel Télécom Israélien : A quoi joue le nouveau ministre de la Justice ?

Une véritable malédiction frappe les hautes fonctions de l’Etat. Il ne s’est pas passé un mois depuis sa nomination que voilà le nouveau ministre de la Justice, Slimane Brahmi, soupçonné de tirer les ficelles dans un incroyable scandale !

L’affaire…

Il y a plusieurs semaines, une entreprise algéro-jordanienne a revendu pour le compte de Mobilis, l’opérateur public de téléphonie mobile, un matériel de télécommunication consistant en des antennes-relais qui ont été déployées dans la région de Douéra, à 35 Km de la capitale Alger.  Jusque-là rien d’extraordinaire. Sauf que ce matériel est labellisé : Made In Israël.

Le ministre, la juge et le Colonel…

Une enquête a été ouverte mais le ministre de la Justice ne semble pas très pressé de conclure, selon Algérie Part. La raison : la prise en charge pour le moins bâclée du dossier par la brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale lorsqu’elle était dirigée par le colonel Mourad Zaghdoudi (l’officier qui croupit en ce moment à la prison militaire de Blida pour son implication dans des manœuvres dangereuses visant à protéger des personnalités impliquées dans des grosses affaires de corruption).  

L’enquête est ensuite transmise au parquet général du tribunal de Koléa qui relève de la Cour de Tipaza, dirigée par la magistrate Fatiha Boukhers, l’épouse du général Ghali Belkecir, l’actuel commandant de la gendarmerie nationale.

Cette dernière place le dossier entre les mains d’une magistrate, l’une de ses plus intimes protégées, la juge d’instruction Bakir Saïda, responsable de la 2e chambre d’instruction du tribunal de Koléa. Ce qui, rapporte le site, suscite rapidement l’étonnement des autres magistrats de la wilaya de Tipaza à cause de sa passivité et immobilisme dans ce dossier pourtant délicat qui engage « des enjeux sécuritaires de la plus haute importance pour l’Algérie ».

Résultat : le procès de cette affaire est bâclé et le gérant de la société algéro-jordanienne est relâché par la juge Bakir Saïda, le 17 avril dernier.

Une histoire de « Familia »….

Le traitement de cette affaire et la dextérité avec laquelle l’un des principaux suspects a été relâché a semé le trouble dans les rangs des autres magistrats de la Cour de Tipaza et du tribunal de Koléa.

Après le limogeage de Tayeb Louh, l’ancien ministre de la Justice et grand ami de la famille du général Ghali Belkecir, l’inspection générale du ministère de la Justice se libère du joug du silence et de la complicité. La juge Bakir Saïda est officiellement convoquée à deux  reprises pour qu’elle donne des explications concernant la manière avec laquelle elle avait mené l’instruction dans ce dossier sensible.

L’inspection générale poursuit jusqu’à aujourd’hui ses investigations et le nom de Fatiha Boukhers est largement cité dans ce dossier en tant que première responsable du secteur de la justice dans tout le secteur de la région de Tipaza.

Mais le nouveau ministre de la Justice Slimane Brahmi est soupçonné d’étouffer ce scandale pour ne pas mettre la femme du général Ghali Belkecir dans une posture très embarrassante…

Comme quoi les tronches changent, mais les pratiques restent, elles, bien encrées dans la culture du Régime…  


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