La constante gastronomique nationale ! Par Hakim Laâlam

Je rappelle que les attroupements de plus de 3 personnes sont interdits par la loi. Le 18 y compris ! 

Et donc nous voilà encore une fois scindés en deux. Au moins ! Fracturés net ! Partagés comme un vulgaire gâteau d’anniversaire raté.

D’un côté, les pro-cachir. De l’autre, les anti-cachir. Et au milieu, dans le rôle d’arbitre partial, vachement partial, voire acheté – acheté par lui-même – le producteur, le fournisseur et distributeur de cachir.

Bon, il est vrai qu’il n’y a rien à attendre d’un tel arbitrage. Un producteur de cachir, un industriel du pâté poulet-fromage ne peut être que du côté des mangeurs de cachir. Donc, normal que le match soit «m’derrah» dès le coup d’envoi. Mais, et c’est ce que l’on pourrait appeler le «paradoxe du cachir», même si nous tous savons que cette rencontre est truquée, bidouillée, que l’arbitre va siffler un tas énorme de pénaltys et de buts outrageusement validés par une VAR elle aussi gavée au cachir, eh bien, ce match, nous le suivons.

Certains mêmes du camp des «férocement anti-cachir» font tout pour jouer la rencontre, y prendre part. C’est là tout le secret de cette constante gastronomique nationale qu’est le cachir.

Parfois, ceux qui disent le détester, jurent que leur estomac ne supporte pas ce genre de mets en bouffent en douce, le soir, lorsque leurs «camarades» dorment le ventre vide ou juste avec une petite louche de couscous sans viande dans le bide !

Le producteur de cachir a au moins eu cette intelligence-là, celle de comprendre que le cachir pouvait mener à des addictions plus dangereuses que celles induites par certaines drogues dures. Comme la cocaïne, par exemple.

Le cachir a cette particularité vachement nocive de se propager plus rapidement dans le sang et dans le cerveau que la blanche ! Au point d’ailleurs que des familles entières peuvent tout lâcher d’un coup, grimper dans un bus dont elles ne connaissent ni la marque, ni le chauffeur, encore moins la destination, pour se rendre les yeux fermés, les mains battantes et la voix chantante à une séance de dégustation géante de cachir.

Le plus dramatique dans ces situations de dépendance, c’est que contrairement à la cocaïne, il n’existe pas vraiment de remède au cachir, pour l’heure. Vous comme moi n’avons jamais entendu parler d’un centre de désintoxication du cachir, n’est-ce pas ? Alors ? Comment moi, je m’en sors ? Grâce à un remède de grand-mère. Trois fois rien, en fait !

Juste en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.

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