Merzoug Touati, ne dépendant d’aucun clan au pouvoir… Il reste en prison !  10 Décembre, jour de liberté.

Tous ont été libérés. Les journalistes Abdou Semmar, Said Chitour, le comédien  Kamel Bouakkaz… et tous les autres…

Extorsion, diffamation, chantage… Les charges retenues contre eux étaient pourtant lourdes. Très lourdes. Mais dans la lute des clans, on négocie. Ils ont ainsi été libérés. Tant mieux dirons-nous.

La suite tout le monde la connait. De la Pub pour les uns, et surement un premier rôle dans la prochaine grande production cinématographique à la gloire de Barberousse, le Dey d’Alger, ou Okba Ibnou Nafie…

Bref, tout va pour le mieux pour eux.

Pourtant, il en est un qui n’a pas eu le même soutien. Le même intérêt. Merzoug Touati n’est pourtant ni poursuivi pour extorsion, ni pour diffamation, ni pour chantage. Il a juste fait ce que plusieurs algériens ont fait avant lui.

Quand l’Algérie officielle flirte avec Israël

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika avait serré chaleureusement la main et s’était entretenu durant plusieurs minutes avec le Premier ministre israélien Ehud Barak. C’était en 1999, lors des funérailles de Hassan II, à Rabat.

En 2000. Une dizaine de journalistes et universitaires algériens avaient entamé, sous le patronage du Régime, une visite tout ce qu’il y a d’officielle en Israël. Ils avaient même rencontré à Jérusalem le ministre israélien des Affaires étrangères d’alors, David Lévy. Les journalistes des journaux Le quotidien d’Oran, de Liberté, du Soir, d’El Khabar et d’Al Watan étaient alors rentrés en Algérie sans être inquiétés le moindre du monde.

Le quotidien El Watan avait publié, il y a quelques années, une interview de Shimon Peres.

Khalida Toumi indique dans son livre  (Une Algérienne debout, entretien avec Elisabeth Schemla) qu’elle avait passé 45 jours en Israël.

Mais là, aucune poursuite contre qui que ce soit. Il faut dire, à leur décharge, que les lois algériennes n’interdisent pas la chose.

Pourtant, un algérien qui a fait exactement la même chose est en prison.

Merzoug Touati est détenu depuis janvier 2017 pour avoir appelé sur son compte Facebook à protester contre la nouvelle loi de finances. Le procureur général avait requis la perpétuité contre le blogueur. Ce dernier a été arrêté après avoir mis en ligne sur son blogue « Alhogra », la vidéo d’un entretien qu’il avait eu avec Hassn Kaabia, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères pour le monde arabe et ex-colonel de Tsahal.

Merzoug Touati avait interrogé l’officiel Israélien sur l’implication de son pays dans les troubles qui ont secoué l’Algérie à l’époque.

Libérez Merzoug Touati : Une marche pour le 10 décembre

Le comité pour la libération du blogueur Merzoug Touati a appelé, ce lundi 26 novembre, à nouvelle marche des libertés pour le 10 décembre prochain, à 11h, à partir de la maison de la culture Taous Amrouche vers la place de la liberté d’expression Saïd Mekbel, au centre-ville de Bejaïa.

Ainsi, les organisateurs n’ont pas manqué de « saluer la forte mobilisation citoyenne lors de la marche du 20 novembre dernier», et ce, « malgré sa répression par la police, suivie de nombreuses arrestations ».

Lire aussi : Après 35 jours, Kamel Bouakkaz libéré ! L’ombre de Macron caché par les médias Algériens !  

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