Ali Haddad publie une Tribune dans le Quotidien Français Les Echos ! Mes vérités…

Non, ce n’est pas une blague. Ali Haddad a bien signé le 2 octobre, une Tribune  dans les colonnes du prestigieux quotidien économique Les Echos, dans laquelle, il veut convaincre les investisseurs étrangers de venir s’installer massivement en Algérie afin de faire des bonnes affaires.

Déjà d’entrée il y a un problème : Il est de notoriété publique que Ali Haddad ne sait pas écrire. Donc comment aurait-il pu écrire quoi que ce soit ? Et une tribune en plus !

Ainsi, au pays où on change de Loi tous les 15 jours. Au pays régi par des Lois, des décrets, des circulaires, des additifs, des notes externes, des notes internes… Souvent la note interne dans un établissement finit par dire tout à fait le contraire du texte de Loi initial.

Bref, dans ce pays là, il parait selon Haddad que les choses vont merveilleusement bien.

Ainsi l’ex-vendeur de pastèques devenu Patron du FCE, Ali Haddad, explique ceci :

« Relatif à la règle 51/49 : »

« Perçue comme une source d’appréhension, la règle du 49/51 (un investisseur étranger ne peut pas détenir plus de 49 % du capital d’une entreprise de droit algérien) a été aménagée pour certains secteurs et assouplie, permettant des pactes d’actionnaires. »

Les opérateurs étrangers comprendront que légalement, il  y a des assouplissements juridiques. Sauf que sur le terrain, il faudra prévoir les dessous de tables pour accéder aux marchés publics. Soit,  un taux variant entre 5 et 20% en fonction du projet.

Evidemment, il faudra aussi vous munir de la Loi algérienne sous le bras pour expliquer aux différentes administrations (au fonctionnement très archaïque), les nouvelles dispositions de la Loi de leur pays que souvent, au mieux ils ignorent, quant il ne s’agit pas juste de la lenteur pour vous faire payer un petite, voire grande « CHIPA » pour avoir votre droit. A savoir : Services Fiscaux, Douanes, Registre du Commerce, Différentes Caisses, Banque, Notaires, avocats… etc.

« Hausse des créations d’entreprises »

Haddad explique également qu’« En 2016, plus de 16.000 nouvelles sociétés fruit de partenariat ont été créées, en hausse de 4,7 % par rapport à l’année précédente, principalement dans le bâtiment et les grands travaux publics.. »

Ce que ne dit pas Haddad, c’est que ces 16.000 sociétés en partenariat sont constituées exclusivement sous forme de Groupement d’Intérêts Economiques. Elles ne se constituent que le temps d’un projet et sont automatiquement caduc une fois le projet livré. Des entreprises éphémères, donc, qui n’ont aucun carnet de charges évident. Ni même d’objet social qui les inscrit dans la durée. Sur leur registre du Commerce n’est pas mentionné une activité, mais le libellé d’un projet avec une durée d’exécution. Le statut de ces entreprises n’est donc valable que le temps du dit projet.

Pour résumer : l’Algérie est bien un endroit sur terre où on peut faire des affaires. Où on peut gagner beaucoup d’argent. Mais certainement pas un pays où on peut investir.

Comme dirait notre ami Fayol : « Les marchés imparfaits sont la source des meilleurs opportunités ». Et en la matière, en termes de marchés imparfaits, l’Algérie est un rêve pour les adeptes de cette thèse !

Bon business à tous !

chinois

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